L'Histoire du Père Noël

Beaucoup de choses ont été dites et écrites à son propos, pourtant le Père Noël reste encore aujourd'hui bien mystérieux. On sait finalement peu de choses sur lui. Il est très vieux, il vit au Pôle Nord (où exactement ? on lui prête plusieurs demeures), se déplace en traîneau tiré par des rennes, est toujours vêtu d'un chaud habit rouge et a une grande barbe blanche. Il a également quelques pouvoirs magiques (on y reviendra plus tard). Il aime le lait, les biscuits et le vin chaud. Et, le plus important, chaque année dans la nuit du 24 au 25 Décembre, il distribue des cadeaux à tous les enfants sages.


La légende de Saint Nicolas

Le Père Noël aurait pour origine Saint Nicolas. Mais qui était donc ce fameux Saint Nicolas, aujourd'hui Saint Patron des enfants, des écoliers, des célibataires, des marins, des navigateurs, des voyageurs, des pompiers, des bouchers, des fleuristes, des vitriers, des enseignants en mathématiques, des maçons, de la Lorraine, des fribourgeois, de la Grèce, de la Russie, etcetera, etcetera, etcetera... ouf!

On pense que Nicolas de Myre est né en Lycie (Asie Mineure, actuelle Turquie), à Patara aux alentours de 270. Son existence n'a été connue qu'au IXème siècle car on aurait retrouvé sa tombe sur une île au large de Myre. Selon la légende, ses parents sont décédés lors d'une épidémie de peste alors qu'il était encore jeune homme, lui léguant un bel héritage. Nicolas de Myre était un homme bon et généreux. Il se servit de cette fortune pour faire le bien autour de lui et devînt ainsi très populaire. C'est également grâce à son comportement bienveillant que son oncle, évêque, décida de l'ordonner prêtre. On raconte de nombreuses histoires, dont certaines sont de véritables contes horrifiques, et anecdotes à son sujet et on lui attribue également bien des miracles.

Ainsi, un des voisins de Nicolas de Myre, noble ruiné, ne pouvait offrir de dots à ses trois filles pour leur mariage et avait décidé de les vendre. Une nuit, Nicolas pénétra donc secrètement dans leur maison et jeta dans leurs bas qui séchaient sur la cheminée des bourses pleines d'argent, sauvant ainsi les trois jeunes femmes d'un bien triste sort. Cette légende serait à l'origine des trois sacs d'or que l'on trouve sur les enseignes des prêteurs sur gages.

A la mort de son oncle, Nicolas devint à son tour évêque de Myre et accomplit quelques miracles. Une mère de famille partit pour la messe et oublia son bébé dans son bain bouillant. Ce n'est qu'après l'office qu'elle réalisa qu'elle avait oublié son enfant et alla donc supplier Nicolas de sauver le bébé. A son retour chez elle, l'enfant était bel et bien sain et sauf.

Saint Nicolas sauva de nombreuses autres personnes, dont trois soldats injustement condamnés à mort pour un délit qu'ils n'avaient pas commis. Nicolas apparut alors en rêve à l'Empereur Constantin et au Préfet qui les avait condamnés à tord afin de leur révéler l'innocence des soldats. Il sauva également trois marins d'une tempête en mer.

La légende la plus célèbre, qui imposa définitivement Saint Nicolas comme le Saint Patron des enfants, reste celle des trois enfants assassinés par un boucher, mis au saloir puis ressuscités. Une chanson relate cette histoire très sombre et son miraculeux dénouement. Il en existe plusieurs versions, en voici une :

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Tant sont allés tant sont venus,
Que sur le soir se sont perdus.
S'en sont allés chez le boucher:
"Boucher voudrais-tu nous loger?"

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Entrez, entrez petits enfants
Il y a d'la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher:
"Boucher voudrais-tu me loger?"

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Entrez, entrez, Saint Nicolas,
Il y a d'la place, il n'en manqu' pas.
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

On lui apporte du jambon.
Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
On lui apporte du rôti.
Il n'en veut pas il n'est pas cuit.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Du p'tit salé je veux avoir,
Qu'il y a sept ans qu'est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Bien vivement il se sauva.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.
Le grand saint étendit trois doigts,
Les trois enfants ressuscita.

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Le premier dit: "J'ai bien dormi."
Le second dit: "Et moi aussi."
A ajouté le plus petit:
"Je croyais être en paradis."

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.



Saint Nicolas est décédé le 6 décembre 343 et fut enterré à Myre. Son culte fut introduit en Allemagne au Xème siècle par Théophano, épouse de l'empereur Otton II. Au XIème siècle, les ossements de Saint Nicolas furent dérobés par des marins et emportés à Bari en Italie. A la même époque, un chevalier lorrain revenant des croisades serait passé par Bari et aurait ramené en Lorraine la phalange d’un doigt de Saint Nicolas (on reviendra sur la Lorraine plus tard). Toutes ces translations spirituelles et corporelles ont fait que le culte de Saint Nicolas a fini, avec le temps, par s'implanter un peu partout en Europe.

La coutume veut que, durant la nuit du 5 au 6 Décembre, dans chaque maison, les enfants déposent leurs souliers ou leur chaussette tout près de la cheminée afin que Saint Nicolas les remplissent de petits cadeaux : confiseries, fruits, gâteaux… Saint Nicolas porte une robe d'évêque rouge, une mitre et une crosse. Il se déplace grâce à son âne qui l'aide également pour le transport des présents. Donc, juste avant d'aller se coucher, les enfants doivent également préparer quelques victuailles destinées à Saint Nicolas et à son âne : les voyages, ça creuse ! Une poignée d'avoine, un sucre, une pomme ou encore une carotte pour l'animal, un verre de vin chaud et un biscuit pour Saint Nicolas.


Christkind et le Père Fouettard

Au XVIème siècle, la réforme protestante de Martin Luther, qui lutte avec acharnement contre le culte des Saints, abolit le culte de Saint Nicolas et les célébrations du 6 décembre. C'est l'enfant Jésus qui devrait apporter les cadeaux aux enfants sages, le 25 décembre. Ainsi naquit en Allemagne le fameux "Christkind" (ou encore "Christkindel" en Alsace et en Lorraine, "Christkindl" en Autriche) personnification angélique de l'enfant Jésus, tout de blanc vêtu, des ailes dans le dos, qui apparaît le soir de Noël. Mais Saint Nicolas revint en force quelques années plus tard et tous deux finirent par cohabiter. En revanche, au Pays-Bas, même si on se convertit au protestantisme, on n'abandonna jamais Sinter Klaas (Saint Nicolas en flamand). A noter qu'aux Pays-Bas, Sinter Klaas (qui vient d'Espagne par bateau) se déplace non à dos d'âne mais sur un beau cheval blanc.

C'est également à cette époque qu'apparurent les "personnages punisseurs", craints pas les enfants désobéissants : le Père Fouettard (Lorraine), Hans Trapp (Alsace), Zwarte Piet (Hollande), Knecht Ruprecht (Allemagne), Krampus (Autriche), Housecker (Luxembourg), Schmutzli (Suisse)... ces sombres et sinistres individus distribuaient non pas des cadeaux mais des morceaux de charbon, donnaient des coups de fouets aux vilains garnements, étaient armés de verges ou de martinets, pouvaient même kidnapper les enfants et les emporter dans des grands sacs ! Brrrr... quelle horreur !


De Sinter Klaas à Santa Claus

Au XVIIème siècle, les hollandais quittèrent leur terre natale pour aller s'installer en Amérique et ils emportèrent avec eux leurs traditions. Ils fondèrent la Nouvelle Amsterdam, la ville fut ensuite prise par les anglais en 1664 et rebaptisée New York. En seulement quelques décennies la tradition du Sinter Klaas se répandit chez les colons anglais. Et c'est ainsi que Sinter Klaas devint Santa Claus ! Les chrétiens préférèrent que cette fête destinée aux enfants soit associée à la naissance de l'enfant Jésus et ainsi Santa Claus fut célébré le 25 Décembre et non plus le 6 Décembre.

Au XIXème siècle, deux artistes américains ont largement influencé notre vision de Santa Claus. Tout d'abord en 1823 le pasteur Clement Clark Moore qui, s'inspirant d'un poème anonyme de 1821 (The Children’s Friend), remplaça la mitre de Saint Nicolas par un bonnet, son âne par des rennes, Saint Nicolas prit également un peu d'embonpoint, un air malicieux et se mit à fumer la pipe. Puis en 1863, l'illustrateur et caricaturiste Thomas Nast (qui travaillait pour le journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly) représenta Santa Claus dans une confortable et douillette houppelande rouge, un héritage de Saint Nicolas, et y ajouta de la fourrure blanche ainsi qu'une grosse ceinture de cuir noir.

En 1866, Nast installa définitivement la maison de Santa Claus au Pôle Nord et alla même jusqu'à lui procurer un télescope afin de surveiller les enfants (il fallait bien qu'il sache qui était sage et qui ne l'était pas).

En 1873, l'artiste et imprimeur Louis Prang (il vivait à Boston), considéré aujourd'hui comme le "Père" de la carte de vœux américaine, publia toute une série de cartes de Noël destinées au marché britannique. Il s'inspira des travaux de ses prédécesseurs mais abandonna l'image du lutin riant. Santa Claus y était représenté comme un vieux monsieur au regard très doux, dans une magnifique costume rouge à fourrure blanche.


En 1880 apparurent les premiers elfes dans l'hebdomadaire canadien L'Opinion Publique.
En 1888, George Webster reprit l'idée de Nast et précisa que l'atelier de Santa Claus, là où tous les jouets sont fabriqués, se trouvait également au Pôle Nord.
Ce n'est qu'en 1930 que la firme Coca Cola récupéra l'image de Santa Claus à des fins publicitaires (ils voulaient inciter les jeunes gens à boire leur soda également en hiver, tout comme Santa Claus qui soit disant en boit pendant la nuit du 24 au 25 décembre afin de reprendre des forces !). Une première publicité fut ainsi dessinée par Fred Mizen : on pouvait y voir Santa Claus dans un grand magasin, pendant sa pause, la fameuse bouteille de Coca Cola à la main. L'opération fut un succès et l'année suivante c'est Haddon Sundblom qui s'y colla. Coca Cola n'a donc rien inventé !

En 1939, sous la plume de Robert Lewis May (1905-1976), apparut pour la première fois un neuvième renne, le célèbre Rudolph, petit renne au nez rouge lumineux. Cette particularité lui permet de guider Santa Claus et son traîneau la nuit venue. Le poème de May, Rudolph the Red-Nosed Reindeer, sera la base d'un joli conte publié à six millions d'exemplaires et traduit en 25 langues. En 1949, Johnny Marksun écrivit une chanson sur le jeune Rudolph, chanson qui fut interprétée par Gene Autry. Il y eut également un dessin animé signé Max Fleisher en 1948 et un téléfilm en 1964.


Le Père Noël dans le reste du monde

Dans les pays nordiques (Finlande, Groënland, Suède, Danemark), les porteurs de cadeaux sont issus des légendes folkloriques païennes : lutins, gnomes et le célèbre Nisse de Noël, un petit homme âgé et barbu (on y reviendra). Toutefois, rappelons que Santa Claus avait déménagé au Pôle Nord en 1866, probablement que le coin était plus tranquille. La Finlande s'est montrée au début fort peu accueillante envers lui. En effet, en 1927, une radio finlandaise avait solennellement annoncé qu'il était peu probable que le Père Noël puisse vivre dans le cercle arctique étant donné qu'il se retrouvait dans l'impossibilité d'y nourrir ses rennes… peu convainquant ! Toujours est-il que Niss et le Père Noël se sont montrés plutôt ouverts et tolérants l'un envers l'autre et ont fini par cohabiter en toute amitié.

En France, au XIXème siècle, selon les régions, on célébrait Saint Nicolas le 6 Décembre (Alsace & Lorraine), L'Enfant Jésus le 25 décembre, Le Bonhomme Noël, le Père Chalande (Savoie), Olenzaro (Pays Basque), Barbassionné (Normandie) ou encore le Père Janvier au moment des étrennes (Franche-Comté, Morvan, Berry, Bourgogne et Nivernais). On ne trouve des références au "Père Noël" précisément qu'à partir de 1855 (notamment dans l'autobiographie de la romancière George Sand). Saint Nicolas et le Père Noël ont cohabité quelques dizaines d'années au début du XXème siècle, puis le Père Noël s'est définitivement installé dans nos maisons aux environs de 1930, au grand désespoir de l'église catholique qui ne l'aimait pas beaucoup. En Décembre 1951, une effigie du Père Noël fut d'ailleurs brûlée sur le parvis de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon par une poignée de prêtres intégristes… un bien triste spectacle qui ne servit absolument à rien car dès le lendemain le Père Noël lui-même monta sur les toits de l'Hôtel de Ville afin de montrer à tous les enfants qu'il n'allait pas se laisser impressionner aussi facilement !


Les différents noms du Père Noël à travers le monde
(dans certains pays comme l'Espagne ou le Mexique ce n'est pas le Père Noël qui apporte les cadeaux mais les Rois Mages)

Allemagne : Saint Nicholas (6 Décembre) / Christkind (25 décembre)
Autriche : Christkind (25 décembre)
Belgique : Saint Nicolas (6 Décembre) / Christkind ou Black Pete (25 décembre)
Brésil : Papa Noel
Danemark : Julinisse
Estonie : Jouluvana
Finlande : Joulupukki
France : Père Noël, de son petit nom "Papa Noël"
Hollande : Sinter Klaas
Italie : Babbo Natale
Japon : Santa Kurohsu
Norvège : Jule Nisse
Pologne : Swiety Mikola
Royaume-Uni : Father Christmas
Russie : Ded Moroz
Suède : Fader Frost / Jultomte
Ukraine : Did Moroz
Yougoslavie : Deda Mraz


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8 Commentaire(s):

Sherimander mardi, 01 décembre, 2009  

Si on cumule plusieurs fêtes et plusieurs légendes, on peut avoir plusieurs cadeaux ?

Isaius mardi, 01 décembre, 2009  

Oui, tout à fait, j'en reparlerai d'ailleurs car je connais bien quelqu'un qui dans son enfance fêtait St Nicolas, le Père Noël et le Père Janvier !

Jerrica10,  jeudi, 28 octobre, 2010  

Parfaite synthèse riche en détails. Je suis heureuse de voir enfin quelqu'un sachant que Coca Cola n'a rien inventé ! Concernant fouettard, il est très certainement inspiré du roi d'Espagne Charles Quint. Pour plus de détails, je te laisse regarder sur mon blog dans la rubrique : L'histoire de St Nicolas et ses légendes.

Isaius jeudi, 28 octobre, 2010  

Je ne savais pas pour le Roi d'Espagne, merci pour cette précieuse info.
Pour tes blogs, j'ai jeté un oeil très rapide hier. Maintenant, je vais y retourner afin de lire de fond en comble. Ca va être passionnant. J'ai de quoi faire ! Bonnes préparation à toi et à ta famille, amusez-vous bien ! :)

Jerrica10,  jeudi, 28 octobre, 2010  

Concernant Rudolph, a priori cette "légende" viendrait du fait que les rennes mangent du lichen qui aurait la propriété d'être hallucinogène, d'où le nez rouge ! Tu peux retrouver çà expliqué par Mr Jean-Claude BAUDOT (avec qui je suis en contact) dans la 1ère partie de la vidéo "La fabuleuse histoire du Père Noël" dans la rubrique "L'histoire du Père Noël". Bises.

Isaius lundi, 08 novembre, 2010  

Explication intéressante... mais la question que je me pose du coup, c'est pourquoi Rudolph est le seul renne à avoir ce nez rouge ? Pourquoi pas tous les autres ? Il va falloir enquêter...

Anonyme,  dimanche, 01 décembre, 2013  

Bonjour,
Votre blog est magnifique!
Je suis d'origine Lorraine et je n'aurais pas fait mieux pour l'explication sur l'origine du Père Noël.
Est ce que ça vous dérange si je prend votre texte pour mon blog? Je met le lien de votre blog juste sous l'article bien entendu!
Merci d'avance,
Cordialement

Isa Noel Joyeux dimanche, 01 décembre, 2013  

Bonjour "anonyme" et merci de votre visite et pour les compliments.

Je ne puis accéder à votre demande car les textes que je propose sur mon blog sont, sauf mentions contraires, personnels et originaux et sont issus de mon travail et de mes recherches. Ce n’est pas parce qu’ils sont en ligne qu’ils sont libres de droits et d’utilisation. Ils ne sont pas non plus sous licence « creative common » et demeurent donc « tout droits réservés ». Si vous avez un site Internet personnel ou un blog, j’imagine que vous ne souhaitez pas, tout comme moi, que votre travail soit reproduit sur d’autres sites et c’est plus que légitime. Un travail de rédaction ou créatif demande du temps et de l’énergie et même s’il ne rapporte rien financièrement, il doit être respecté.

Votre message permet d’ailleurs de rappeler que les reproductions partielles ou totales de sites Internet sont strictement interdites par la loi et constituent une contrefaçon sanctionnée par le code de la propriété intellectuelle.

Vous pouvez toutefois citer un court extrait de mon article et de rediriger ensuite vos lecteurs vers mon blog.

Ceci étant dit, je vous remercie toutefois d’avoir eu la politesse et l’honnêteté de demander avant, car c’est loin d’être tout le temps le cas !

Cordialement,
Isa

C'est quand Noël ?

A Propos

Je suis Isa, elfe du Père Noël...
(lire la suite)

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